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Abbaye bénédictine de Saint-Savin
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Hautes-Pyrenees
Un peu d'histoire...
Au VIIIe siècle, les restes d'une place forte commandant trois des sept vallées
du Lavedan subsistaient sur le promontoire de l'actuel Saint-Savin et abritaient
une communauté religieuse. Selon la légende, Savin établit son ermitage à quelques
pas de là. A sa mort, les moines obtinrent le transfert de son corps au monastère.
Attirés par sa réputation de sainteté et ses miracles, les fidèles affluent, puis
les donations. En 945, les comtes de Bigorre dotent et restaurent l'abbaye.
Au XIIe siècle, l'abbaye put élever l'église actuelle. Saccagée par les guerres de
religion puis peu à peu abandonnée, l'abbaye se délabre et devient bien national à la Révolution.
Classée Monument historique, l'église est durement touchée par le tremblement de terre
de 1854, et doit le début de sa restauration l'année suivante à Prosper Mérimée, alors
inspecteur général des Monuments historiques.
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Trésors romans
Érigée au XIIe siècle, en forme de croix latine, l'église de Saint-Savin
est, pour sa partie romane, constituée de pierres ocres et grises. Au XIVe
siècle, un curieux clocher en moellons et pierres roulées et terminé en
éteignoir fut ajouté. Le portail occidental est un pur et magnifique
plein cintre
de neuf voussures,
soutenues par des colonnes. Le tympan,
lui aussi roman mais endommagé, représente le Christ entouré des quatre
évangélistes. Du monastère, il ne reste que la salle capitulaire,
transformée jusqu'au XIXe siècle en écuries. Seules subsistent les
fenêtres géminées,
les chapiteaux et les colonnes centrales de marbre
noir, sculptées de feuilles d'acanthes et d'animaux symboliques : agneau, serpent…
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Autre curiosité romane : le "bénitier des cagots".
Taillés dans le granit,
deux personnages symbolisent ces malheureux parias, mis au ban de la société béarnaise
médiévale pour des raisons encore obscures, et qui assistaient à la messe à travers une
fenêtre basse au fond de la nef.
Enfin, le Trésor abrite une collection de meubles et objets religieux, parmi lesquels
deux remarquables statues romanes de la "Vierge à l'enfant" en bois polychrome.
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Les miracles de Saint-Savin
Fils d'un des comte de Barcelone, Savin voulut très jeune consacrer sa vie à Dieu.
Devenu moine en France, il fut envoyé à la communauté établie sur l'actuel emplacement
du village de Saint-Savin. Le moine décida de s'isoler plus haut sur la montagne et
y vécu treize années de prière et d'austérité, émaillées de nombreux miracles : une
fontaine jaillie d'une pierre alors qu'il manquait d'eau ; du lait donné à une mère
pour nourrir son enfant affamé ; cet homme, devenu aveugle pour avoir battu Savin et
qui recouvra la vue après s'être prosterné devant son corps… Son tombeau, un sarcophage
de marbre noir de style roman, constitue aujourd'hui l'autel de l'église.
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Abbatiale de Saint-Savin
2, place du Castet
65 400 Saint-Savin-En-Lavedan
05 62 97 02 23
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Horaires
Mai à octobre : tous les jours, 10h/12h et 14h30/19h.
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Accès :
à 3 km d'Argelès-Gazost, par la D 101
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