| |
La Caune de l’Arago et le musée de Tautavel
|
 |
 |
Pyrenees-Orientales
Perchée au-dessus de la plaine de Tautavel, la Caune (grotte) de l’Arago a livré en 1971 le plus
vieux crâne d’humain européen connu à ce jour. Il appartenait à un homme d’une vingtaine d’années.
Front fuyant et plat, orbites rectangulaires surmontées d’un épais bourrelet, mâchoire très avancée :
c’est un Homo erectus évolué, vivant là il y a 450 000 ans.
Outre cette découverte spectaculaire, les différentes campagnes de fouilles ont permis de dégager 70
restes humains : mandibules et dents appartenant à une vingtaine d’individus, adultes et enfants. |
| |
 |
Leur analyse a montré que les hommes de Tautavel habitaient la grotte en famille, quand ils ne poursuivaient pas des troupeaux en migration. Robustes, d’une taille de 1,60m à 1,70m, ils vivaient rarement plus de 25 ans. Ils ne connaissaient pas encore le feu et des traces de coups et de stries sur les ossements laissent à penser qu’ils se mangeaient entre eux. Les raisons de ce cannibalisme restent mystérieuses. Les hommes de Tautavel étaient bien armés et trouvaient dans ce secteur protégé des Corbières catalanes les grands mammifères nécessaires à leur alimentation : grand rhinocéros, ours, bison, bœuf musqué, cheval, renne, cerf... |
   |
| |
Les indications des équipes scientifiques ont permis de reconstituer au musée six grandes scènes de la vie
quotidienne de ces chasseurs : on les voit défendre le rhinocéros qu'ils viennent d'abattre contre les loups,
traquer le bison et l'ours...
La Caune de l'Arago elle-même y est reproduite à l'identique et chacune des 22 salles est consacrée à un
thème : les outils, la flore et la faune, l'évolution humaine, les techniques de fouilles. La plupart sont équipées
de consoles interactives et d'audiovisuels qui permettent de comprendre notre lointain passé. |
|
 |
|