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Irouléguy, la fierté basque
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Le terroir
A 50 km au sud de Bayonne, au pied du col d’Ibaneta (Roncevaux), le vignoble d’Irouléguy s’enroule au flanc
des coteaux de Saint-Etienne-de Baïgorry et de Saint-Jean-Pied- de-Port, sur des terrasses ensoleillées à
l’abri du vent du nord.
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Les cépages
L’appellation Irouléguy est encépagée en Courbus et Mansengs pour les blancs, en Cabernet et Tannat
pour les rouges. Le Tannat est un cépage typique des Pyrenees, particulièrement riche en tannin. Son
feuillage devient entièrement rouge à l’automne. |
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Un peu d’histoire...
La vigne est présente au Pays basque depuis l’antiquité. Mais la viticulture proprement dite ne s’est
développée qu’au IIIe siècle, sous l’occupation romaine. Au XIIe siècle, les moines de
l’Abbaye de Roncevaux cultivent vergers et vignobles autour de leur prieuré d’Irouléguy. Leur vin
trouve sa place dans les calices et réchauffe le cœur des pèlerins sur la route de Compostelle. Au
XVIIe, le châtelain de Saint-Etienne-de Baïgorry entreprend la culture de la vigne sur
les pentes abruptes de son domaine, suivi par les paysans de la vallée. Chaque Basque veut alors
boire son propre vin. La vigne, que les hommes travaillent à la pioche, arc-boutés sur les pentes,
s’étend de village en village. Le XVIIIe siècle sonne l’heure de gloire de l’irouléguy.
Via le port de Bayonne, les barriques sont acheminées jusqu’en Allemagne, en Angleterre, aux
Pays-Bas... Mais les maladies de la vigne et l’exode rural du XIXe marquent le déclin du
vignoble, jusqu’en 1953, où une poignée de Basques entreprenants relancent sa culture.En 1970, les
vins d’irouléguy accèdent à l’AOC. Aujourd’hui la surface plantée couvre 185 hectares, dont les deux-tiers
en terrasses. |
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Dans le vignoble d’irouléguy, les pentes atteignent 60%
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Le conseil du sommelier...
Marqué par les cabernets et les tanins plutôt souples, l’irouléguy rouge, à la robe pourpre foncée,
déploie un bouquet de fruit mûrs accompagné d’arômes de violette et de cannelle. L’irouléguy rouge
(servir entre 17° et 20°) accompagne les viandes rôties ou en sauce, le gibier les fromages. Le blanc
(servir entre 8°C à 10°C) se boit sur les poissons, les fruits de mer, le pain d’épices, les confitures...
Le rosé (servir entre 9°C et 12°C) sur les poissons et les viandes grillés. |
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